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Le Blackberry EST sécurisé
La note du cabinet IDC, que nous avons sous les yeux, fait figure de tampon de validation : la technologie Blackberry est « sûre par nature ».
Dans une note d'opinion de 3 pages, Eric Domage, Responsable de recherche sur les produits de sécurité chez IDC Europe, se pose et répond à la question suivante : « Comment le Blackberry fait-il face aux nouvelles menaces en matière de sécurité ? ».
Pas d'écosystème de partenaires
L'analyste part d'un constat clair qui peut-être inquiétant : à ce jour, aucun éditeur de logiciels de sécurité (McAfee, F-Secure, Symantec, CA, Kaspersky) ne fournit de solution propre à l'OS Blackberry (ni pour Linux). Par contre, ces éditeurs couvrent largement les OS Windows Mobile, Symbian et sont en cours d'élaboration d'une solution pour Palm OS.
Même si certains labos d'éditeurs, comme celui de F-Secure à Helsinki, testent le Blackberry, aucune solution de protection personnelle (antivirus, antispyware, firewall...) n'est disponible.
Il n'y a donc que RIM, éditeur de la solution, qui sécurise le Blackberry.
Une force : la singularité
Eric Domage se pose alors la question du niveau de confiance que l'on peut accorder à RIM.
IDC liste les atouts de la solution et affiche son verdict : le Blackberry (appareil, infrastructure et Blackberry Entreprise Serveur) est sécurisé par nature, architecture et processus. Cette confiance, Blackberry la doit à la singularité de son écosystème. L'OS et le terminal sont fermés : tout développement suppose une collaboration technique avec les équipes de RIM. Les systèmes de cryptage de bout en bout, triple DES et AES 256, sont solides. Les pièces jointes sont enregistrées sur le serveur et ne sont pas stockées sur le terminal. Serveur et terminal possèdent d'autre part leurs propres clés de cryptage. Les administrateurs réseaux peuvent contrôler extrêmement finement les accès aux terminaux (19 procédures de contrôle des applications, 275 règles de sécurité). Ils peuvent bloquer toutes connexions entrantes/sortantes. L'accès Bluetooth est très limité et peut être fermé. Quant au Wifi, il est inexistant en Europe.
La solution Blackberry est ainsi approuvée par des autorités majeures comme l'OTAN en Europe ou le CESG en Grande Bretagne.
Une faiblesse... la singularité
Cependant, cette singularité et unicité du système Blackberry est à la fois une force et une faiblesse.
Un système est garanti inviolable uniquement jusqu'à ce qu'un petit malin y détecte une brèche. Cet adage vaut pour tous les OS. Mais en cas d'attaque, RIM sera quasi seul devant l'ennemi. Il ne pourra compter sur l'aide de partenaires, comme pourrait le faire un Windows Mobile en s'appuyant sur son écosystème.
RIM, par sa nature, est une cible parfaite pour les Hackers qui se fixent comme challenge de pénétrer un outil utilisé au plus haut niveau des directions d'entreprises et des instances gouvernementales.
L'éditeur, confiant, teste en permanence sa robustesse avec des pure-players de la sécurité, tels @stake ou l'institut Fraunhofer... et assure que sa solution est inviolable.
IDC approuve cette certitude, tout en la relativisant « Qu'est ce qui n'a pas encore échoué jusque là et qui risque de rater de nos jours ? ».
Posté le 12 février 2007 par _SebF
- source Reseaux-Telecoms
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